Défaites et victoires électorales de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy est souvent présenté comme un gagnant et un bon candidat. Pourtant la liste des défaites et victoires électorales de Nicolas Sarkozy penche largement en faveur des défaites…

Mis à part le scrutin européen de 2009 où la droite a limité ses pertes et conservé la majorité des sièges français, la biographie de Sarkozy est en effet émaillée d’échecs, souvent cinglants. Rappelons-nous :

· 1988 : Sarkozy trahit Chirac pour soutenir Balladur. Mauvais choix : Balladur est battu au 1er tour de l’élection présidentielle et Sarkozy hué par les militants du RPR entre les deux tours du scrutin.

· 1999 : Sarkozy, secondé par Madelin, conduit la liste RPR-Démocratie libérale aux élections européennes. Cette liste subit une sévère défaite, arrivant en 3e position derrière la liste du vendéen De Villiers.

· 2003 : Sarkozy est à la manœuvre au ministère de l’Intérieur. Sûr de son fait, il organise un référendum en Corse destiné à modifier « l’organisation institutionnelle » de l’île. Nouvel échec.

· Mars 2008 : élections municipales. L’UMP, soutenue sans vergogne par Sarkozy, espère des conquêtes significatives au détriment du PS et de ses alliés. Le résultat est catastrophique : si Mulhouse bascule à droite, les villes d’Amiens, Argenteuil, Caen, Metz, Quimper, Rouen, Saint-Denis, Strasbourg, Toulouse et Valence, pour ne citer que les principales, basculent à gauche. La défaite est cuisante !

· Mars 2010 : élections régionales. Après la débâcle de 2004, l’UMP, toujours soutenue par un Sarkozy sortant de sa neutralité, a bon espoir de reprendre des territoires à la gauche. Il n’en est rien : sur les 27 régions, la gauche accroit sa domination écrasante, faisant de ce scrutin une véritable Bérézina pour le parti présidentiel et ses alliés qui ne conservent que 3 régions : l’Alsace, la Corse et la très modeste Guyane.

· Mars 2011 : élections cantonales. L’UMP jette se forces dans la bataille pour contrer une gauche conquérante. Pas d’inquiétude cependant pour les caciques du parti présidentiel dans l’optique des sénatoriales de l’automne, le scrutin ne devrait pas entraîner la perte de la Chambre Haute. Résultat du vote : 1213 sièges pour la gauche parlementaire contre 753 pour la droite : 4 départements basculent à gauche contre 1 à droite. Suspense pour le Sénat…

· Septembre 2011 : élections sénatoriales. Après avoir compté et recompté leurs grands électeurs, gauche et droite se disent confiantes, la première pour conquérir enfin cette Assemblée, la seconde pour en garder le contrôle malgré des résultats calamiteux dans les collectivités locales lors des scrutins précédents. En définitive, la gauche l’emporte et, avec 179 voix sur 342 exprimées, Jean-Pierre Bel (PS) succède à Gérard Larcher (UMP) au « plateau », autrement dit à la présidence du Sénat.

Ce rappel du palmarès électoral de Sarkozy est éloquent et se suffit à lui-même pour démontrer que le candidat de l’UMP n’est pas, loin s’en faut, le chef auréolé de lauriers gagnés dans les batailles du passé, mais un homme qui, en 2007, a su tenir à des Français crédules le langage qu’ils voulaient entendre. Un langage d’espoir pour les classes populaires et moyennes : espoir de gagner plus ; espoir de voir s’éloigner le spectre du chômage ; espoir de voir reculer l’insécurité, et notamment les atteintes aux personnes ; espoir de voir diminuer les déficits publics et la dette ; espoir de voir les efforts répartis plus équitablement…

(source  )

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